signatureAF

autoportraitAF

ANDRÉ FOUGERON
(1913 – 1998)

Enfance

1er octobre 1913 : naissance à Paris XVIIe (rue Navet) d’André Alfred Fougeron, de Germain Fougeron, maçon, et Andrée née David, couturière, tous deux originaires de la Creuse.

École communale du 83, rue du Général-Michel-Bizot (ses parents sont domiciliés au 57), jusqu’au certificat d’études primaires.

Apprenti dessinateur en dentelles et tissus, il est ensuite ouvrier métallurgiste chez Renault puis Rosengart. Au cours de ces années, il connaît de nombreuses périodes de chômage.

Fougeron fréquente les cours du soir de dessin de la ville de Paris : écoles du 77, boulevard de Belleville et du 13, rue Froment dans le XIe arrt.

Premiers essais

Janvier – mars 1931, premier envoi au Salon des Indépendants : Paysage des bords de Loire (proposé à 800 fr — ± 470 €) et une composition (à 1.200 fr — 710 €).

Février – mars 1934 : 2e participation au Salon des Indépendants avec un « Portrait » et un « Paysage ».

1er septembre 1934 : mariage avec Henriette Marécat, qui suit aussi les cours du soir de dessin. Le couple s’installe au 5, boulevard Soult, XIIe arrt.

1934-1935 — service militaire au 51e Régiment d’Infanterie à Amiens, Fougeron y rencontre Lucien Pignon qui lui feraconnaître son frère, Édouard Pignon.

Mai 1936 — première estampe (linogravure) : l’Université — publiée dans le 9e portfolio, Élites, édité par les « Indélicats », groupe de 17 jeunes artistes (dont Maurice Estève et Édouard Pignon) qui apprennent la gravure aux cours du soir du boulevard de Belleville et affirment dans ces recueils leurs idéaux libertaires et leur violente contestation de la société. Fougeron participe au tirage à la main des exemplaires de cet album et réalise aussi la page de garde. En juin, la galerie Billiet-Vorms expose les linogravures des neuf albums édités par les « Indélicats ».

En juillet — Henriette et André Fougeron emménagent dans « une chambre et cuisine » au 12, rue des Lyanes, XXe arrt.

Janvier 1937 — participation à l’exposition de l’Association des peintres, sculpteurs, dessinateurs, graveurs de la Maison de la Culture (du 12, rue Navarin) présentée à la galerie Billiet-Vorms.

Octobre – novembre, Salon des Surindépendants : « deux œuvres inspirées par la guerre d’Espagne[1] » — Espagne martyre, Mort et Faim, ainsi qu’une autre peinture et un dessin.

Décembre : « Art cruel » (galerie Billiet-Vorms) sur invitation de Jean Cassou : « dessins de tendance surréaliste ».

André et Henriette Fougeron obtiennent un atelier appartement à Montmartre-aux-artistes 189, rue Ordener, XVIIIe arrt.

Avril 1938 — participation au deuxième salon de la « Nouvelle génération » organisé par H. Héraut (galerie Billiet-Vorms – Paris).

Décoration murale pour le sanatorium des Étudiants de France à Saint-Hilaire-du-Touvet (Isère) : le Cirque (toile marouflée).

Septembre 1938, mobilisation au 155e R. I. F. Adhésion au Parti communiste français.

La guerre et la clandestinité

Engagé dans les combats à la frontière belge, André Fougeron est fait prisonnier en juin 1940 à Stenay (Meuse), il s’évade et rejoint la zone libre. Démobilisation à Périgueux.

De retour à Paris en novembre, il entre dans la Résistance : il transforme son logement atelier d’artiste (3, rue Marcel-Sembat, XVIIIe arrt) en imprimerie clandestine.

Fougeron dessine les titres et, avec ses camarades, imprime l’Appel du Front national de mai 1941 et les journaux : L’Université libre, L’École laïque, Le Palais libre, Les Lettres françaises, L’Art français, Le Musicien d’aujourd’hui.

Parallèlement, il travaille à Saint-Denis dans l’atelier de décors de théâtre de Paul Goyard pour gagner sa vie et recommencer à peindre.

Février 1942 — « Étapes du nouvel art contemporain, VII – les ordonnateurs d’une conscience plastique » présentés par Gaston Dhiel, (galerie Berri-Raspail) : Portrait d’Henriette, Jeune fille lisant, Enfants à l’aquarium.

Les artistes plasticiens résistants se groupent au sein du Front National des Arts (FNA) dont André Fougeron (Marcel dans la clandestinité) est nommé Secrétaire général ; Édouard Goerg et Édouard Pignon assurent avec lui la direction clandestine du mouvement.

À la suite d’une arrestation dans son réseau en novembre 1942, Fougeron doit abandonner son logement atelier. Sa femme et ses enfants se cachent en province. Resté seul à Paris, il remonte (boulevard Berthier) une imprimerie clandestine et organise plusieurs dépôts de tracts et matériel d’imprimerie.

Jacques Villon lui procure du travail et l’initie à la lithographie et à la gravure.

Participation aux expositions d’Art français contemporain organisées par l’Association française d’action artistique (ministère des Affaires étrangères) à Lisbonne et Madrid.

Octobre – novembre, première participation au Salon d’Automne : Le Bain (Henriette et les trois enfants).

En 1943, après avoir changé plusieurs fois de domicile, André Fougeron se fixe à Montrouge (au 42, place Jules Ferry) sous le nom d’un camarade : Laforêt.

Février – mars, « Douze peintres d’aujourd’hui », présentés par Gaston Diehl (galerie de France) : Jeune fille lisant, les Poissons rouges et une nature morte.

Juin – juillet, Salon des Tuileries : deux « peintures » dont Rue de Paris 43, version 1 (« offerte [, à la Libération, aux] francs tireurs partisans »).

Septembre – octobre : Salon d’Automne : Jeune fille à la fenêtre, Hommage au pays noir et une composition (Rue de Paris 43, version 2 — « détruite ») ; trois gravures : la Sieste, la Toilette et les Ordures.

André Fougeron, présenté par Jacques Villon, est élu membre titulaire de la Jeune gravure contemporaine.

En 1944, première rencontre avec Pierre Villon et Paul Éluard.

Mars — cinq eaux-fortes pour le poème de Martial d’Auvergne : Prière pour les Déshérités (Paris : Raoul Mortier éditeur).

Avril, « 48ème mois de l’occupation allemande » — édition par le FNA de l’album Vaincre au profit des Francs-Tireurs et Partisans Français réunissant 12 lithographies dont deux réalisées par André Fougeron : Je vous salue ma France et À mort la bête. L’album paraît sans la préface écrite par Paul Éluard : Annie Hervé, arrêtée avec le manuscrit, l’a fait disparaître en l’avalant.

Signature du premier contrat avec la galerie René Drouin ; exposition « 21 paysages » : Paysage du parc de Sceaux.

Juin – juillet : « Dix peintres subjectifs » présentés par Bernard Dorival (galerie de France) : Nu mauve.

21e Salon des Tuileries : deux peintures, dont Jeune fille aux bas noirs.

Août — « pendant l’insurrection parisienne pour la libération nationale », André Fougeron organise la reprise de la Direction des Beaux-Arts. Attaché au cabinet de Joseph Billiet, Directeur général des Beaux-Arts jusqu’en novembre 1944, il est chargé d’organiser le tribunal de l’épuration dans le domaine des beaux-arts.

En octobre, Joseph Billiet, en accord avec le Comité directeur du FNA et P. P. Montagnac, Président du Salon d’Automne, lui confie l’organisation d’un hommage à Picasso « le plus grand peintre vivant, symbole de la résistance à l’occupation nazie ». Avec les peintres Desnoyer et Walch, il participe à l’accrochage de ce que l’on a appelé le « Salon de la Libération », salon groupant les artistes de la nouvelle génération, dont il fait partie, et accompagnant l’hommage rendu à Picasso. Fougeron expose la Liseuse, une nature morte, deux peintures, une lithographie : l’Enfant au canapé et les cinq eaux-fortes de Prière pour les déshérités.

Décembre — le FNA présente au Musée d’art moderne de la ville de Paris l’exposition « Henri Rousseau le Douanier » pour commémorer le centenaire de sa naissance. Catalogue préfacé par Paul Éluard. Le chef d’œuvre la Guerre est découvert et présenté pour la première fois. La campagne et les démarches du FNA font acquérir la toile par l’État (Musée de l’impressionnisme, Jeu de Paume).

Du 8 au 23 décembre, galerie André (3, rue des Saints-Pères), première exposition particulière (jamais mentionnée dans les autobiographies) : dessins, gouaches et sculptures. (L’Humanité, 13/12/1944).

L’immédiat après-guerre

Février 1945, « Ensemble d’œuvres qui seront vendues au profit des ex-prisonniers de guerre et déportés soviétiques » (galerie René Drouin) : Femme accoudée avec enfant sur fond jaune paille.

Mars – avril — Salon des Indépendants : une peinture.

Avril – juin, « Œuvres récentes » de Fougeron, Gischia, Le Moal, Manessier, Pignon, Robin, Singier, Tailleux, Tal-Coat (galerie René Drouin) : Figure sur fond vert, Jeune fille, Jeune fille aux bas noirs et La Mère et l’enfant au tablier rouge (Pinacothèque d’Athènes).

Mai — à Marseille, 1ère exposition de l’Union Nationale des Intellectuels (regroupant les différents Fronts nationaux) : un nu (détruit) et une nature morte.

Mai — Vente de tableaux modernes au profit des Prisonniers, Résistants et Déportés du MNPGD : Jeune femme à la tresse.

Mai – juin, « La Jeune peinture française », Palais des Beaux-Arts de Bruxelles : Nature morte à la citrouille, chaise noire, fond bleu.

Juin — exposition de groupe (galerie de France) : Femme devant un miroir que l’État acquiert (Musée national d’art moderne).

Juin – juillet, le FNA présente l’exposition « Daumier polémiste » au musée Galliera, catalogue préfacé par René Huyghe. L’exposition est ensuite présentée à Marseille, Nice, Lyon, Strasbourg.

Maquettes des décors et les costumes de Divinas palabras de Ramón Valle Inclán présentées au Théâtre des Mathurins sous la direction de Marcel Herrand et Jean Marchat.

En septembre – octobre, au Salon d’Automne : Maternité, Nature morte rouge foncé aux cyclamens et deux lithographies : les Enfants et le Tub.

Novembre, mission culturelle en Bulgarie.

Décembre — sept lithographies en deux tons pour Le Jet d’eau de Maurice Toesca (Paris : Raoul Mortier éditeur).

Participation aux expositions de

  • ×l’Association française d’action artistique à Rio de Janeiro : la Sellette, effet nocturne et Jeune fille accoudée, harmonie violette et verte ; Édimbourg, Berne et Prague.
  • ×de la Jeune Gravure Contemporaine à Londres et Genève.

En 1946, « Le FNA se dissout et se fond avec d’autres artistes rassemblés dans la Résistance en une vaste Union des Arts Plastiques », dont André Fougeron est nommé Secrétaire général, poste qu’il occupera jusqu’en 1950.

Février – mars, « Art et Résistance », Musée des Arts modernes (Paris) : Rue de Paris 43, version 1.

Mars — les Amis de l’Art (Bruxelles) présentent : Nature morte à la citrouille, chaise noire.

Mai — la revue Lettres (Genève, 1946, n° 1) publie six dessins.

Juin – septembre — l’UAP organise, avec l’appui de Jacques Jaujard, alors Directeur des Arts et Lettres et de Robert Rey, Directeur des Beaux-Arts, le premier « Salon d’art français contemporain » au Musée du Luxembourg, catalogue préfacé par Jean Cassou, Conservateur en chef du Musée national d’Art moderne : Maternité.

Juillet — illustrations pour la Jacquerie de Prosper Mérimée préfacée par Aragon (Paris : la Bibliothèque française).

Octobre — Salon d’Automne : Bretagne (MNAM, en dépôt au Musée de Quimper) et une composition.

Octobre — signature d’un nouveau contrat, cette fois avec la Galerie Billiet-Caputo ; grande exposition particulière, parmi les œuvres présentées : la Vie familiale, Jeux maternels, Paysannes au marché, les Enfants craintifs, l’Enfant au tabouret, Femme et trois enfants, les Morues, la Sieste, la Trieuse de pierres (Musée d’art moderne de la ville de Paris), Hommage au pays noir, Jeune marchande de volaille, Visage et roses, Paysanne tenant un coq.

Musée national de Varsovie : « Peinture française contemporaine (Fougeron, Gischia, Pignon, Tal-Coat) » présentée par Pierre Francastel.

Novembre —Prix national des Arts et Lettres pour le Goûter et l’ensemble de son œuvre.

Décoration (avec Georges Dayez et Marcel Mouly) de l’Église de Sainte-Solange des Bas-Pays, à Romainville : toile marouflée (détruite).

En avril 1947, grâce à la bourse du Prix National, André Fougeron se rend en Italie et visite Rome, Florence, Venise, Ravenne, Padoue, Naples, Pompéi, Milan.

Mai — les éditions « Les treize épis » publient un Album de dessins, préfacé par Louis Aragon. [Ex. n° 635/950]

Septembre – novembre, Salon d’Automne : Femmes d’Italie.

La revue Le Point (Souillac, Lot) publie un numéro consacré à six peintres : Desnoyer, Walch, Tal-Coat, Pignon, Gruber et Fougeron : « Quelques mots sur quelques tableaux d’André Fougeron » par Anatole Jakovsky ; un encart couleurs : Femme devant son miroir et trois reproductions en noir et blanc : Torse de jeune fille italienne (fusain), Marchande d’œufs (fusain), Femmes d’Italie.

Décembre — « Le Prix national et les Boursiers de l’État », École des Beaux-Arts (Paris) : Femme endormie et deux mosaïques : Femme de pêcheur, Jeune fille aux oranges.

À la Manufacture de Sèvres, réalisation de grès de grand feu (en grande partie détruits lors d’un accident).

« une nouvelle conception des problèmes picturaux »

« La découverte de la peinture italienne et l’intervention de Laurent Casanova, au XIe Congrès du Parti communiste français, déclenchent en [André Fougeron] une crise de conscience et une nouvelle conception des problèmes picturaux […, il] se sépare amicalement de la Galerie Billiet-Caputo dont l’esprit ne correspond plus à ses recherches nouvelles. De l’hiver 1947 à l’automne 1948, [Fougeron] cherche un style approprié à ses nouvelles conceptions esthétiques. Il éclate au Salon d’Automne de 1948 avec Les Parisiennes au Marché[2] », que Le Figaro (2/10/1948) intitulera « Le dernier maquereau coûte deux cents francs » !

1èreBiennale de Venise de l’après-guerre : Nature morte au poisson.

Illustrations pour Pantagruel, Gargantua et le Tiers livre de Rabelais (Genève : éd. de la Cité).

Novembre — l’affiche Il faut sauver la paix, éditée par le Parti communiste français, est interdite par le gouvernement, une action en justice est intentée contre son auteur ; le 1er décembre, Louis Aragon organise une conférence de presse de soutien à la Mutualité.

12 décembre 1948 — le militant communiste André Houllier est assassiné en collant l’affiche Il faut sauver la paix.

Nombreux dessins de presse pour l’Humanité, Ce soir, les Lettres françaises.

La Jeune gravure contemporaine édite Pêcheurs sur la Seine (n° 34), lithographie en couleurs plus tard renommée Par tous les temps.

Avril 1949, « Exposition des œuvres offertes par des artistes français en hommage à la Grèce », recueillies par Roger Milliex, Institut français d’Athènes : la Mère et l’enfant au tablier rouge[3] (Pinacothèque d’Athènes).

En mai, André Fougeron est convoqué devant le juge d’instruction et accusé « du chef de provocation à la participation à une entreprise de démoralisation de l’armée et de la Nation, ayant pour objet de nuire à la Défense nationale » (affiche Il faut sauver la paix).

Août — premier voyage en URSS comme membre de la délégation française invitée à la Conférence pansoviétique des Partisans de la Paix.

Octobre – novembre, Salon d’Automne : Hommage à André Houllier (la toile, achetée par souscription, sera offerte par la Fédération de Paris du PCF au maréchal Staline pour ses 70 ans — Musée Pouchkine, Moscou) et deux lithographies — le Colleur d’affiches de Saint-Mandé et Par tous les temps.

Janvier 1950, le syndicat CGT des Mineurs du Nord et du Pas-de-Calais invite André Fougeron à travailler dans le bassin minier, il quitte Paris et s’installe, pour un an, à Lens où il aménage la Maison du Peuple et réalise un ensemble de toiles et dessins sur la vie des mineurs.

Avril — « l’Art et la Paix » à la Maison des métallurgistes : Matinée du 1er mai.

Juin – juillet, Salon d’Automne : Matinée du 1er mai et Fille, épouse et mère d’ouvriers (Portrait de Mme Clémence Thorez).

Décoration, avec M.A. Lansiaux, G. Singer, J. Sautereau et R. Broutin, du Centre Médico-social de Champigny-sur-Marne.

Janvier 1951, exposition particulière (galerie Bernheim-Jeune) « le Pays des mines », sous-titrée Contribution à l’élaboration d’un nouveau réalisme français : quarante toiles, études et dessins. « C’est là simplement l’affirmation de la démarche du peintre. » Parmi les toiles exposées : le Mineur, la Tribune (Union régionale des Sociétés de secours aux mineurs, Toulouse), Terres cruelles (Ministère des Affaires étrangères, Prague), les Juges (Fédération des mineurs CGT, Paris – aujourd’hui MNAM), le Pensionné et Défense nationale (Musée de Bucarest), la Trieuse (Musée de Sofia), le Mineur mort, les Lampes de mineurs. Dessins : les Cyclistes (Musée de Saint-Denis). Cette exposition sera ensuite présentée dans plusieurs villes minières de France.

Juin – juillet, « Carnet de route » (galerie d’Art du Faubourg), petite exposition particulière de « pochades, esquisses, notes de voyage ».

En novembre, au Salon d’Automne (où les toiles de sept artistes sont décrochées sur ordre du préfet de police pour « atteinte au sentiment national ») : Hommage à Marcel Cachin et Jeune fille française.

Participation à la 1ère Biennale de Menton fondée par Henri Matisse.

Turin, 1ère exposition des Peintres d’aujourd’hui (France – Italie) : trois toiles du Pays des mines.

Mars – avril 1952, Jeune gravure contemporaine : la Neige, la Pluie, le Pont.

Nouveau travail pour le théâtre : décors et costumes pour La Jacquerie de Prosper Mérimée (adaptée par G. Arest et mise en scène par Clément Harari) au théâtre Charles de Rochefort.

23 septembre, un non-lieu est prononcé dans l’affaire de l’affiche Il faut sauver la paix.

Novembre — Salon d’Automne : le 18 mars 1871, « peinture d’histoire » et deux lithographies.

Novembre – décembre, Tableaux de chevalet (galerie Creuze) : Paysanne tourangelle préparant des fromages (MNHA Luxembourg), la Parisienne, Nature morte vinicole, les Gerbes, le Valet de ferme endormi, l’Établi du menuisier, Dans la grange, Matin clair sur la Loire, Champs de blé sur les hauts, Chaumont

Janvier 1953 — 2e salon (« le Dimanche ») des Peintres témoins de leur temps : le Dimanche matin d’une ménagère (Tate modern).

Mars — encouragé par plusieurs membres du Bureau politique du PCF, André Fougeron proteste contre la publication en première page des Lettres françaises du portrait de Staline par Picasso.

Mai — « De Marx à Staline », Maison des métallurgistes (Paris) : Scène de la nouvelle occupation (Occupation américaine à Paris).

Novembre — Salon d’Automne : Les Paysans français défendent leur terre (« toile dédiée à A. Stil » — MAM de Saint-Étienne), Civilisation atlantique (Tate modern).

Novembre – décembre, exposition particulière à Milan, (galerie La Colonna) puis à Rome (galerie Schneider).

12 novembre 1953, dans les Lettres françaises, Louis Aragon (de retour d’un voyage privé en URSS) critique violemment Civilisation « occidentale » (sic), accuse André Fougeron d’être « sorti de la voie du réalisme », lui reproche de « servir l’opinion répandue par l’ennemi de la grossièreté de cœur et de pensée des communistes » et lance son assassin « Il faut dire halte-là à André Fougeron[4] », qui est informé de cet article par la dépêche que le correspondant de l’AFP lui remet le jour même à Milan.

Avril – mai 1954, Salon des Indépendants : le Casse-croûte du paysan tourangeau et Portrait de Madame Eugénie Cotton et 3e salon (« l’Homme dans la ville ») des Peintres témoins de leur temps : les Nord-africains aux portes de la ville, étude pour Civilisation atlantique annoncée au catalogue sous le titre la Zone (Musée national de l’histoire de l’immigration, Paris).

XVIIe Biennale de Venise : huit lithographies, dont l’Alphabet (1944).

Novembre — Salon d’Automne : Scène de comice agricole en Touraine, deux lithographies et un dessin (les Gerbes).

Jeune gravure contemporaine : les Corbeaux, le Bûcheron, Paysans tourangeaux saignant un porc et les Veuves de guerre (de l’ensemble Prière pour les déshérités – 1944).

Trois panneaux décoratifs pour la mairie de Romilly-sur-Seine (Aube).

Réalisation d’un Portrait posthume de Paul Vaillant-Couturier pour le cabinet du maire de Villejuif (Val-de-Marne).

Mars – mai 1955, 4e salon (« le Bonheur ») des Peintres témoins de leur temps : la Jeune famille heureuse.

L’éditeur suisse Pierre Cailler consacre le n° 7 des Cahiers d’art – documents à « A. Fougeron – 1913 », documentation mise au point par Jean-Albert Cartier.

Mai — exposition particulière d’Œuvres récentes (galerie R. Creuze, salle Messine – Paris) : la Trouée sur la Loire, Coq et lapin, le Canard, le Bûcher, Tante Jeanne, Portrait de Mireille, Dans la remise (Musée d’art moderne de la ville de Paris),…

Mai – juin, « Art français contemporain » à Bollène (Vaucluse) : le Dimanche matin d’une ménagère (Tate modern), Marx et Engels au milieu d’ouvriers parisiens, Paysanne tourangelle préparant des fromages (Musée d’histoire et d’art de Luxembourg).

Novembre — Salon d’Automne : le Jardin en Touraine (toile détruite par son auteur), les Sauveteurs (dessin).

La Jeune gravure contemporaine édite (n° 52) la lithographie en couleurs les Patates.

Janvier – mars 1955, « la Touraine dans la peinture de Fougeron » Musée des Beaux-Arts de Tours (45 huiles sur toile, 3 aquarelles, 15 dessins et 6 lithographies) : le Sabotier, Paysanne tourangelle éleveuse d’angoras, le Bûcher, Dans la remise (MAMVP), Inondation, etc.

Mars – mai, 5e salon (« Réhabilitation du portrait ») des Peintres témoins de leur temps : Portrait du Dr Lamaze.

Avril – mai, Salon des Indépendants : le Canard.

Juin — voyage en Hollande à l’occasion de la présentation au Rijksmuseum de la Ronde de nuit restaurée pour le 350e anniversaire de la naissance de Rembrandt.

Novembre — Salon d’Automne : la Lettre d’Algérie.

Novembre – décembre, exposition particulière de Lithographies et dessins (galerie Sagot-Le Garrec) : l’Alphabet, l’Enfant au piano, Dernières ressources, les Moutons, la Neige, les Corbeaux, les Laveuses, l’Enfant au canapé, la Laveuse, la Nurse, les Amoureux, Par tous les temps, etc. (épreuves à la Bibliothèque nationale de France, au MoMA de New York, au Musée Pouchkine de Moscou et au Musée d’art moderne de la ville de Paris).

Le 26 mars 1957, Georges Charbonnier consacre à André Fougeron son émission Le Mono­logue du peintre (R.T.F. Chaîne nationale).

Mars – mai, 6e salon (« le Sport ») des Peintres témoins de leur temps : Vol à voile.

Mai — exposition, avec six autres peintres, à la galerie Vidal.

Mai – juin, Salon des Indépendants : le Coq et le Lapin.

Juillet – septembre, « Artistes du XXe siècle », Musée des Beaux-arts de Tours : les Corbeaux.

Novembre – décembre, Salon d’Automne : Portrait d’une jeune fille et Fleur dans un vase.

Décembre — deuxième voyage en URSS : Moscou et Léningrad à l’occasion du deuxième centenaire de l’Académie des Beaux-Arts.

Jeune gravure contemporaine : les Moutons, la Vénus classe touriste, les Marins, Ce doit être un mariage princier.

Décoration de l’école Pierre-Sémart à Saint-Pierre-des-Corps : mosaïque extérieure (détruite)(cf. DA4-5701 et 04).

Décoration intérieure du groupe scolaire I. Joliot-Curie (Villejuif – Val-de-Marne) : toile marouflée.

Mars – mai 1958, 7e Salon (« les Parisiennes ») des Peintres Témoins de leur Temps : le Marché de Montrougeles Parisiennes au marché II.

La guerre d’Algérie

Avril – mai, Salon des Indépendants : Peinture concrète (plus tard renomméeMassacre à Sakiet-Sidi-Youssef — Tate modern) ; L’Aurore (des 19-20/04/1958) se fait l’écho « de très vives protestations du public qui a réclamé son retrait ».

Mai — exposition particulière de lithographies (galerie La Proue à Bruxelles).

Salon de Mai : Peinture concrète n° 2 (plus tard renommée les Orphelins).

Galerie Charpentier, (sur recommandation de Lorjou) « École de Paris » : Soins maternels.

Exceptionnellement, pas de participation au Salon d’Automne.

Décoration d’une école à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne).

Mars – mai 1959, 8e salon (« l’Âge mécanique ») des Peintres témoins de leur temps : le Bel avenir.

Avril — Floralies internationales de Paris : les Fleurs de la vie (Fraternité naissante ,1).

Avril — Jeune gravure contemporaine : Quand l’eau monte dans les bas quartiers, Fraternité naissante, les Plaisirs nocturnes, la Toilette des platanes. Exposition présentée ensuite au Pavillon Vendôme d’Aix-en-Provence.

Affiche : À bas le fascisme ! Vive la république ! éditée par le PCF.

Octobre – novembre, Salon d’Automne : Pour saluer Éluard et 4 lithographies.

Décoration intérieure du groupe scolaire du Chaperon vert (Arcueil – Val-de-Marne) : céramique.

Décoration intérieure du groupe scolaire P. Vaillant-Couturier (Bagneux – Hauts-de-Seine) : céramique.

Le paysage contemporain

Mars – mai 1960, 9e salon (« la Jeunesse ») des Peintres témoins de leur temps : Jeunesse confiante.

Avril – mai, Exposition particulière (galerie Montmorency) : Vieux couple, Moisson au bord de la voie ferrée, Couple la nuit, Paysage aux corbeaux, Dimanche matin, Moisson mécanique, le Lavabo, Paternité ensoleillée, Sortie de métro, Chrysanthèmes vase rouge, Tête de jeune fille, Maternité bleue, Chrysanthèmes vase gris. Aquarelles : Épandage d’engrais (achat de l’État), les Fleurs de la vie, la Moissonneuse, les Sacs de grains, les Épaules du père… Catalogue préfacé par Maximilien Gauthier et Jean Marcenac.

Mai 1961, 10e salon (« les Richesses de la France ») des Peintres témoins de leur temps : Lumière du Val de Loire (Musée d’Art moderne de la ville de Paris).

Jeune gravure contemporaine : la Taille, la Salle d’eau, les Moutons, les Marins, la Gémellaire (1943) et deux dessins (la Trayeuse I et II).

Janvier – mars 1962, 11e salon (« Routes et chemins ») des Peintres témoins de leur temps : Paysage contemporain.

Juillet — exposition particulière (Musée municipal de Sète), catalogue préfacé par G. Couderc : onze huiles sur toile, dont la Drague acquise par le musée. C’est à l’occasion de cette exposition que les Nord-africains aux portes de la ville (1954) sont unis aux deux toiles de 1958 : Massacre à Sakiet-Sidi-Youssef et les Orphelins pour constituer le Triptyque de la honte.

Décoration de la Cité technique de Sète (Hérault) : céramiques intérieures et une grande mosaïque extérieure — l’Homme du cosmos.

Décoration intérieure d’une école à La-Seyne-sur-mer (Var) : céramique.

Décoration intérieure d’une crèche à Malakoff (Hauts-de-Seine).

À l’invitation de Taïr Salakhov et de l’Union des plasticiens d’URSS, troisième voyage en URSS : Moscou, Erevan, Bakou. À Moscou, aux éditions Iskusstvo paraît une monographie rédigée par Nina Kalitina et la revue Iskusstvo (Arts) publie une étude de M. Prokofieva : « André Fougeron, un lyrique et un combattant ».

Janvier 1963, 12e salon (« l’Événement ») des Peintres témoins de leur temps : le Cortège du 13 février 1962.

Février – mars, Jeune gravure contemporaine : deux eaux-fortes (la Trayeuse et les Alignements de Kerzeho) et une aquatinte (Souvenir de Carnac).

Janvier – mars 1964, 13e salon (« l’Amour ») des Peintres témoins de leur temps : Amour difficile.

Jeune gravure contemporaine : les Peintres caréneurs, Labour, le Dolmen (édition JGC n° 79). Les œuvres sont aussi présentées au Musée de Charleville.

Octobre – novembre, exposition particulière (galerie Katia Granoff), parmi les toiles présentées : Rue de Ménilmontant, Pêcheurs d’alose, Drague le matin, Cyclamens et fruits, Pêche au filet, l’Heure des aloses II, Lumière matinale (Musée Pouchkine, Moscou), la Trayeuse (Musée de Dresde), Pêcheurs d’alose II et le Pont (Musée de l’Ermitage, Leningrad), la Cigarette, Gardeuse de chèvres, les Grues, Peintres caréneurs, la Place Rouge, la Salle d’eau, Vue du pont de la Moscova (coll. K. Granoff, Paris), le Cargo, Pierres et toiles (coll. part., New-York).

Décoration du groupe scolaire Marcel-Cachin (Pantin – Seine-Saint-Denis), en extérieur et en intérieur (pour l’école maternelle) : céramique d’argile rouge.

Recherches sur « l’inextricable enchevêtrement des formes »

Janvier – mars 1965, 14e salon (« le Pain et le Vin ») des Peintres témoins de leur temps : Automotrice en Beauce (Musée d’Art moderne de la ville de Paris).

Avril – juillet, à Bologne (Museo civico) puis Turin (g. Arte moderna) — « Arte e résistenza in Europa » : première présentation de Rue de Paris 43 – version 3.

Juin — Dammarie-les-Lys, exposition particulière : 39 huiles sur toile, 10 aquarelles ou gouaches, 16 dessins et 18 estampes.

Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis, « les Peintres et la nature : en France depuis l’impres­sionnisme » : Paysage du parc de Sceaux.

À Berlin, « Intergraphik’65 » : Labour.

Jeune gravure contemporaine : Rugby, Ségrégation et Salle d’eau.

Décoration du mur circulaire de la chaufferie de l’OHLM d’Arcueil–Gentilly (Val-de-Marne) : mosaïque (détruit – ?)

Janvier – mars 1966, 15e salon (« les Français ») des Peintres témoins de leur temps : Congés payés.

Juin – juillet, première Biennale de Puteaux : Rugby 7 (ensuite renommé Grand placage).

Vienne, Graz, Alpbach et Linz, « l’Art engagé depuis Goya » : Hommage à Franco !!! (Tate modern), Massacre à Sakiet-Sidi-Youssef (Tate modern) et Ségrégation.

Augsbourg, « Situation 66 » : Ségrégation et Rugby.

Décoration extérieure de l’école Joliot-Curie (Pantin – Seine-Saint-Denis) : Rose des vents aux oiseaux (mosaïque).

Janvier – mars 1967, 16e salon (« la Chanson ») des Peintres témoins de leur temps : Amour, chanson et vie. Exposition présentée en juin à la Salle du jeu de paume de Versailles.

Berlin, « Intergraphik 67 ».

Mars — Cercle culturel du Chaperon vert à Gentilly, exposition particulière : 30 dessins.

Août — Berlin (Neuer Berliner Galerie) première présentation en RDA d’une grande exposition rétrospective (1934 – 1966) : 114 toiles et 56 aquarelles.

La Jeune gravure contemporaine : Ballon ovale, Viêt-Nam, Toilette rose.

Décoration extérieure du groupe scolaire Jean-Jaurès (Tremblay-en-France – Seine-Saint-Denis) : Poils et plumes (mosaïque).

L’exposition rétrospective est ensuite présentée à la Kunsthalle de Weimar (janvier - février), à l’Albertinum de Dresde (mars – avril), puis — grâce à Taïr Salakhov et l’Union des plasticiens — en URSS : Musée Pouchkine de Moscou (août) et Musée de l’Ermitage de Léningrad (septembre – octobre).

Janvier – février 1968, 17e salon (« l’Année 1967 ») des Peintres témoins de leur temps : Viet-Nam 67Grand prix des Peintres Témoins de leur Temps 1968.

Participation au Salon de Mai (Musée d’Art moderne de la ville de Paris).

Exposition du 40e anniversaire de la Jeune gravure contemporaine : trois lithographies.

Décoration extérieure du groupe scolaire Jules-Ferry (Tremblay-en-France – Seine-Saint-Denis) : mosaïque.

Janvier – février 1969, 18e salon (« la Recherche et les conquêtes de la science moderne ») des Peintres témoins de leur temps : Pour le meilleur et pour le pire.

Avril – mai, exposition particulière, galerie Katia Granoff, (Paris) : Balle haute, Prise inversée, Lutte au sol, Centrale de Chinon, le Hotteur, Vivre à Hanoï, Toilette noire, etc.

Novembre — pour le 50e anniversaire de l’Organisation internationale du travail, exposition des Peintres témoins de leur temps « Art et travail » : l’Homme qui porte la hotte.

Décoration extérieure du groupe scolaire Makarenko (Vitry-sur-Seine – Val-de-Marne) : l’Homme et les Éléments (mosaïque de marbre).

La Loire et ses vendanges

Janvier – mars 1970, 19e salon («le Rêve») des Peintres témoins de leur temps : Télé-cauchemar.

À Leipzig paraissent Farbige Gemäldewiedergaben André Fougeron, text von Joachim Uhlitzsch : 6 reproductions en couleurs (32 x 24 cm).

Cinquième, et dernier, voyage en URSS (cette fois-ci avec Henriette Fougeron) : Moscou, Samarcande, Boukhara[5].

La Jeune gravure contemporaine édite (n° 96) Vendanges.

Novembre — Salon d’Automne : une composition.

Février – mars 1971, 20e salon (« les Beautés de l’Europe ») des Peintres témoins de leur temps : la Place Rouge (2).

Octobre – novembre, « Peintres témoins de leur temps, dix peintres, deux sculpteurs » présentés par A. Flament, Genève (Musée du Petit-Palais) : la Place Rouge, le Cargo, la Rue de Ménilmontant, Entrée de Paris, les Grues et « un dessin du cycle vendanges ».

Décoration extérieure du groupe scolaire Le-Bois-L’abbé (Champigny-sur-Marne – Val-de-Marne) : mosaïque.

Janvier – février 1972, 21e salon (« Que l’homme figure ») des Peintres témoins de leur temps : Hotteur de face.

Novembre – décembre, exposition particulière « la Loire et ses vendanges, 1970–1972 », Centre d’art international (Paris) — 34 huiles sur toiles, 29 dessins : Vendangeuse et hotteur (Ville de Montrouge), Jeune couple de vendangeurs (LAAC, Dunkerque), la Loire en crue, Hotteur au maillot rayé, etc.

Pas de participation au 22e salon (« la Vie des choses ») des Peintres témoins de leur temps.

Juin – septembre 1973, exposition particulière à caractère rétrospectif, « peintures – dessins, 1943 – 1973 », salle des Cordeliers Châteauroux (Indre) — 40 dessins, 40 peintures : Vendangeuse au maillot rayé, Verdures d’eau, la Grande vendange, Rugby spectacle, etc.

À Moscou (Musée Pouchkine), « Gravure française, fin du xixe–xxe » : la Pluie, Ce doit être un mariage princier, Quand l’eau monte dans les bas quartiers et les Patates.

Janvier – février 1974, 23e salon (« la Rue ») des Peintres témoins de leur temps : Porte d’Orléans la nuit (ensuite renommée Couple la nuit).

Février – mars, Centre dramatique de Tours, « la Loire et ses vignobles » : dessins.

« Affrontements »

Janvier 1975, 2e Foire internationale de l’art contemporain, première participation sur le stand Toninelli – Arte moderna : plusieurs toiles de la série « Affrontements », certaines seront accrochées à la galerie Toninelli de Milan.

Janvier – février, 24e salon (« Comme il vous plaira ») des Peintres témoins de leur temps : Affrontement rouge et noir – Rugby I.

Octobre – novembre, « l’Œuvre sur papier » présenté par Janette Laverrière (galerie La Lampe dans l’horloge) : 33 compositions dessinées de l’ensemble Affrontements (« commencé en 1973 »).

Janvier – février 1976, 25e salon (« la Vie paysanne ») des Peintres témoins de leur temps : le Chapeau de papier.

Février — « Arts et sports » au Centre culturel de Gentilly.

Mars – avril, Salon 1976, Champigny-sur-Marne.

Avril — Mostra personale di André Fougeron, Toninelli Arte Moderna – Roma, catalogue préfacé par Renato Guttuso : l’ensemble d’huiles sur toile « Affronte- ments ». L’exposition est ensuite présentée à Bologne, puis (en 1977) à Milan et Palerme et enfin (1978) à Turin.

Mai — iie Triennale internationale de la peinture réaliste de Sofia, voyage en Bulgarie pour la remise du Prix.

Septembre – octobre, Xe Biennale internazionale d’arte (Civica galleria d’arte moderna – Milan) : Couple humilié.

Hommage à Courbet

Octobre 1976, 3e FIAC, stand Toninelli : les Casseurs de pierresreconstitution, les Nudités démystifiantes.

« Objectif, peinture », Maison de Radio-France : La Qualité de la vie.

Exposition du 40e anniversaire du Front populaire, présentation de P. Gaudibert : « premiers travaux de 1937 » — un dessin et une toile (les Buveurs - ?).

Février – mars 1977, 26e salon (« la Fête ») des Peintres témoins de leur temps : la Qualité de la vie — dernière participation d’André Fougeron aux salons des PTT.

Octobre — 4e FIAC, stand Toninelli : Courbet, créatures, conjonctures, Femme au buste de Courbet, Tableau cynégétique ou l’Hallali de Gustave Courbet (MNHA Luxembourg).

Décembre – Maison de la Culture de Châteauroux : Courbet, suite BD…, « 25 compositions dessinées ». Présentation M. Serrulaz.

Participation à la Foire de Bâle : La Qualité de la vie.

Mars – mai 1978, Hommage à Courbet et mini-rétrospective, St. Kunsthalle (Recklinghausen — RDA), Commissaire T. Grochowiak ; ensuite à St. Galerie Schloß (Oberhausen).

FIAC, stand Toninelli : Bons baisers de partout.

Décembre — Centre communal Érik-Satie (Arcueil) : « Les Peintres témoins de leur temps : du classique au baroque ».

Hamburger Kunsthalle — « Courbet und Deutschland ».

Mars – avril 1979, « L’Art dans les années 30 en France » — Musée d’Art et d’industrie (Saint-Étienne), commissaires B. Ceysson, J. Beauffet : Espagne martyre (Tate modern) et Mort et Faim, Espagne.

Kunstveiren Hannover — « Nachbilder », commissaire K. Sella.

Jeune gravure contemporaine : Des mains à quoi ça sert ?, Vous croyez, il va se trancher l’autre oreille ?, Achetez des cartes postales (édition JGC n° 124).

FIAC, stand Toninelli : la grande Foire de l’art.

Octobre – décembre, « les Uns par les autres », Musée des Beaux-Arts (Lille) : la Femme au portrait.

Mars – avril 1980, « Œuvres contemporaines des collections nationales, Accrochage IV », Centre Georges Pompidou : l’Image de la volupté ou la note à payer, comme on voudra (Fonds national d’art contemporain).

Avril – juin, « Résistance-Déportation 1933-1945 – Création dans le bruit des armes », Musée de l’Ordre de la Libération : Rue de Paris.

Élu membre correspondant (classe de peinture) de l’Accademia Delle Arti Del Disegno — Florence.

FIAC, stand Toninelli : Suivez les flèches (2).

Mai – novembre 1981, « Paris – Paris, créations en France 1937-1957 », Centre Georges Pompidou, commissaire G. Viatte : Espagne martyre, Rue de Paris 43, les Juges, un pastel et deux dessins (1937).

FIAC, stand Toninelli : À quoi ils pensent ? (suite « Métro, boulot, dodo »).

Octobre – novembre, Jeune gravure contemporaine : Labour, Toilette noire et le Dolmen. Exposition présentée avec des invités suédois, en novembre – décembre, à Châteauroux.

Janvier – février 1982, « Tendances de la peinture figurative », MJC des Hauts de Belleville (Paris).

Mars — 33e salon de la Jeune peinture : la Femme aux portraits.

Mars – juin, « Aftermath – New Images of Man France 1945-1954 », Barbican Center (Londres), puis au Louisiana Museum de Humlebeack (Danemark), commissaires G. Viatte et S. Wilson : les Juges (MNAM).

« L’engagement social dans l’Art », Centre culturelde Malines.

Décembre — « De Matisse à nos jours », Musée des Beaux-Arts de Lille, commissaire A. Cordonnier.

Inauguration du Musée d’Art Contemporain de Dunkerque : Jeune couple de vendangeurs (LAAC, Dunkerque) et Solitude des gladiateurs (LAAC, Dunkerque).

Le Musée National d’Art Moderne acquiert Les juges (1950).

« Fransk grafik », Stockholm : Souvenir du Viêt-Nam, Ségrégation et Lutteurs.

« L’Engagement social dans l’art », Centre culturel de Malines (Belgique) : Rue de Paris 43.

Septembre — « Aragon et son siècle de peintres », Fête de l’Humanité (La Courneuve) : les Parisiennes au marché (MAM de Saint-Étienne).

FIAC, stand Toninelli : J’écris ton nom, Liberté.

1983 — un anniversaire oublié

1983 : « Exigences de réalisme dans la peinture française entre 1830 et 1870 », Musée des Beaux-Arts (Chartres), commissaires S. Douce de la Salle et P. Le Nouene : Quatre toiles de « l’Hommage à Courbet ».

FIAC, stand Toninelli : Triptyque de la peinture indélicate.

Jeune gravure contemporaine : eaux fortes de Prière pour les déshérités (1944).

Avril – juin 1984, « Écritures dans la Peinture », Villa Arson, Centre National des Arts Plastiques (Nice), commissaires M. Butor et H. Maccheroni : Sans titre, mais pas sans mauvaises intentions (MAM Saint-Étienne), Triptyque de la peinture indélicate, Tableau cynégétique ou l’hallali de Courbet (MNHA Luxembourg).

Avril — Jeune gravure contemporaine.

Mai — « Figure Figures », Rencontres Art-Public, Gare de Paris-Est : Éphéméris.

Juin – décembre, « la France et les Français de la Libération (1944–1945) », Musée des Deux guerres mondiales : planches de l’album Vaincre (1944).

Octobre – décembre, « 92 de 92 », Centre culturel de Boulogne-Billancourt : Suivez les flèches.

FIAC, stand Toninelli : l’Aménagement du grand Louvre (Tableau d’histoire contemporaine), I am James Joyce.

Avril – mai 1985, « XXXe salon de Montrouge » : l’Amour de l’art, l’amour dollar.

Septembre – novembre, « 40 artistes regardent Victor Hugo », Musée-Centre d’Art Contemporain Prince Murat, Château de Nointel, catalogue préfacé par R. Perrot : le 18 mars 1871 – esquisse (1952).

Jeune gravure contemporaine : le Colleur d’affiches de Saint-Mandé, Souvenir du Viêt-Nam, Ségrégation.

FIAC, stand Toninelli : deux « portraits en costume d’apparat » — Portrait de M (comme madeleine) Proust, la Fille du marchand de sel Rrose Sélavy.

En 1986, « Les Figurations des années 60 à nos jours », exposition itinérante, commissaires G. Xuriguera et F. Parent : Tableau noir, l’Amour de l’art, l’amour dollar.

Septembre – octobre, « From Delacroix to Dubuffet. French Prints and Livres d’Artis­tes », Canterbury College of Art (The Herbert Read Gallery) : les Veuves de guerre (Prière pour les déshérités – 1944).

Septembre — « 100 peintres en France », Fête de l’Humanité, La Courneuve : J’écris ton nom, Liberté.

Octobre – novembre, FIAC, stand Toninelli : Faut pas parler la bouche pleine, Il n’y a plus d’abonné au nunéro que vous avez demandé.

Salon d’Automne : Éphéméris ; « Hommage aux Peintres témoins de leur temps » : Viêt-Nam 67.

« 50/100 Le jeu des ans », Palais Rihour (Lille), commissaires É. Trémeau et M. Joulé : Balle haute.

« 1936. Crise et espérance dans l’art et l’actualité », exposition inaugurale du nouveau Musée de Saint-Brieuc, commissaire P. Aumasson : deux toiles et deux dessins.

« Paris en 4 temps 1913-1925-1947-1972 », galerie Zacheta (Varsovie), commissaires S. Zadora et S. Fauchereau : les Parisiennes au marché (1948).

Novembre – décembre, « l’Art témoin ou acteur dans la société », Espace Belleville, commissaire F. Parent : la Fille du marchand de sel Rrose Sélavy.

« Intergrafik ’86 — XIe Biennale Internationale de la Gravure », Pavillon des expositions (Cracovie) : Souvenir du Viêt-Nam.

Retour en galerie

Mai – juin 1987, importante exposition particulière : « Pièces détachées » (galerie Jean-Jacques Dutko – Paris) : les Valeurs sûres, Ça coule de source, les Demoiselles d’Avignon et d’ailleurs ou le dialogue des sourdes douées, etc.

Juin — Jeune gravure contemporaine : Lutteurs en salle I, Lutteurs en salle II, Lutteurs en plein-air.

FIAC, stand Toninelli : À Malik et à tous les autres.

Octobre – novembre, « Ensemble de dessins d’André Masson et André Fougeron », galerie Jean-Jacques Dutko.

Décembre — « l’Art en Europe, les années décisives », commissaires généraux : B. Ceysson, J. Beauffet, J-L Duval, Musée d’art moderne de Saint-Étienne métropole — les Parisiennes au marché (MAM Saint-Étienne métropole) ; la toile Civilisation atlantique (1953 – Tate modern) a été déroulée et vue, mais n’a pu être exposée.

1988 : « Free Mandela », exposition itinérante organisée par le Centre culturel de Gardanne (Bou­ches-du-Rhône) : Pour Mandela.

FIAC, stand Toninelli : À tous les anonymes.

Mars – mai 1989, exposition particulière « Femmes d’Italie » (galerie Jean-Jacques Dutko) : Femmes d’Italie (1947), Femme de pêcheur (mosaïque), Marchande d’oranges (mosaïque), etc.

Juin – août, « Hommage à David », Musée des Beaux-Arts de Lille : À David.

Septembre – octobre, Jeune gravure contemporaine : Rugby noir et blanc.

FIAC, stand Toninelli : Pénélope lisant l’Odyssée découvre les aventures d’Ulysse.

Décoration extérieure du groupe scolaire des Courtillières (Bobigny – Seine-Saint-Denis) : mosaïque.

1er février 1990 — décès d’Henriette Fougeron à Paris.

Mai – juillet, « La Propagande sous Vichy, 1940–1944 », Musée d’histoire contemporaine (Paris) : planches de l’album Vaincre (1944).

Septembre — « Vigueur de la création contemporaine », Fête de l’Humanité (La Courneuve) : les Iris à Vincent ou la vie comme elle va.

FIAC, stand Toninelli : Café noir.

En avril 1991, « Les Artistes contre la guerre », exposition itinérante du Mouvement de la Paix.

Octobre — Jeune gravure contemporaine : la Tête contre ce qu’il reste de murs (édition JGC n° 160), les Rides, Labour.

Octobre – décembre, exposition particulière « Rugby — l’inextricable enchevêtrement des formes » (galeries Jean-Jacques Dutko et Arlette Gimaray – Paris) : Grand placage, Prise de balle, Affrontement rouge et noir I et II, Grand rugby, etc.

FIAC, stand Toninelli : Riz noir, riz amer.

Avril – juin 1992, « la France en guerre d’Algérie », Musée d’histoire contemporaine (Paris) : Massacre à Sakiet-Sidi-Youssef (Tate modern).

Mai – septembre, exposition particulière « Œuvres de 1936 à aujourd’hui », Musée de la Résistance Nationale (Champigny-sur-Marne), commissaire G. Krivopissko. Catalogue présenté par Boris Taslitzky : Souvenir de guerre II, etc.

Xe Biennale internationale du sport dans les Beaux-Arts (Barcelone), à l’occasion des Jeux Olympiques : sept toiles consacrées au rugby.

Octobre 1993 — « 80e anniversaire d’André Fougeron — Quelques œuvres choisies dans son atelier » (galerie Jean-Jacques Dutko) : la Pause café, Amboise — église Saint-Denis, la Psyché, Chambre avec vue sur mer, l’Heure du bain, etc.

Mars – avril 1994, exposition particulière « De quoi ça vit un peintre », galerie Barbier-Beltz (Paris), présentation B. Ceysson : Petites étoiles (jaunes) en formation, Nue debout dans sa baignoire, Judith de Béthulie sous la tente d’Holopherne, général de Nabuchodonosor, etc.

Mars – juin, « Paysages, paysans », Bibliothèque nationale de France, commissaire G. Lambert : Automotrice en Beauce.

Mai — « Saint-Germain des Beaux-Arts », galerie Jean-Jacques Dutko.

Septembre – octobre, « Vanité », galerie Barbier-Beltz.

Juin – septembre 1995, « le Livre d’or d’Oradour-sur-Glane, l’engagement des intellectuels, un épisode en 1949 » : la Vie renaît à Oradour et deux autres dessins de 1949.

La Jeune gravure contemporaine, Maison des Arts (Antony), en juin – juillet : la Taille des vignes ; Mairie du VIe arrondissement, en octobre : la Taille des vignes, Rugby, Souvenir du Viêt-Nam. Dernière participation aux expositions de la société.

Novembre – décembre, « 100e anniversaire de la CGT », École des Beaux-Arts (Paris) : De quoi ça vit un peintre.

La dernière exposition particulière

André Fougeron, qui perd la vue, a cessé de peindre.

Mars – avril 1996, dernière exposition particulière « De la négritude », galerie Jacques Barbier (Paris) : Nos ancêtres étaient bien nourris, la Mort du frère, Allégorie de la peinture à la mode, les Quatre frères, Ça va nous arriver aussi…, etc.

Novembre – décembre, « Des mineurs, des artistes », Maison syndicale de Lens.

Décembre — « École de Paris », Maison de l’UNESCO (Paris) : Rue de Paris 43.

Décembre – avril, « Face à l’histoire, 1933–1996 », Centre Georges Pompidou : Massacre à Sakiet-Sidi-Youssef (Tate modern), Nord-Africains aux portes de la ville (Musée national de l’histoire de l’immigration).

Janvier – septembre 1997, « Made in France, 1947–1997 », Centre Georges Pompidou.

Février – mai, « les Années 30 en Europe », Musée d’art moderne de la ville de Paris, commissaires S. Pagé et A. Vidal : Espagne martyre (Tate modern) et Mort et Faim, Espagne.

Janvier 1998 — « Portes ouvertes sur les archives du PCF », Siège du Comité national du PCF (Paris) : affiches politiques des années cinquante.

10 septembre 1998 — décès d’André Fougeron à Amboise (Indre-et-Loire).

Gilles et Alain Fougeron
(d’après les Notes biographiques établies par André Fougeron)


[1] Sauf mention contraire, les citations entre guillemets sont d’André Fougeron.

[2] Les Cahiers d’art – documents, n° 7, documentation mise au point par J.-A. Cartier. Genève : P. Cailler, 1955, p. 4.

[3] « Au moment [mars 1946] où nous commencions à en recueillir les éléments […] le hasard nous fit rencontrer des artistes. C’est André Fougeron le premier qui nous propose de choisir entre quelques phrases manuscrites et une œuvre signée de lui. » (R. Milliex, Catalogue de l’exposition). La toile porte, en haut à gauche, la mention manuscrite : « à la Grèce résistante / hommage fraternel / afougeron ».

[4] Louis Aragon, « Toutes les couleurs de l’automne », Les Lettres françaises, no 490, 12 novembre 1953, Paris. (Repris dans Aragon : Écrits sur l’art moderne, Paris : éd. Flammarion, 1981, pp. 115-135).

[5] « J’ai eu trois œuvres achetées à Moscou et Léningrad, et payées en roubles dont la moitié n’était pas convertible. L’Union des peintres de l’URSS s’est occupée d’organiser un voyage pour ma compagne et moi ; j’ai voyagé avec mes sous… », entretien avec Laurence Bertand-Dorléac : le Temps de la guerre froide, Paris : Seuil, 1994, p. 141.